Prévenir les violences sexistes et sexuelles au travail : un levier durable de performance et de transformation
Chez Preventech Consulting, nous ne considérons pas la prévention des violences sexistes et sexuelles au travail (VSST) comme une simple obligation légale. Pour nous, il s’agit d’un levier stratégique de transformation organisationnelle et culturelle. Nous avons même créer un diagnostic spécifique pour pouvoir anticiper et agir en cas de VSST.
Créer un environnement de travail sûr ne protège pas seulement les collaborateurs : cela renforce l’engagement, la motivation et la performance collective.
Les violences sexistes et sexuelles au travail ne se manifestent pas uniquement par des actes extrêmes comme le harcèlement ou les agressions sexuelles. Elles commencent souvent par de petites situations, parfois presque imperceptibles : une remarque dévalorisante, une blague sexiste, un stéréotype de genre répété.
Ces signaux faibles façonnent progressivement le climat de travail et créent un terrain favorable à l’apparition de comportements plus graves. Ignorer ces indices, c’est laisser s’installer un risque organisationnel durable.
Comprendre le continuum des violences sexistes et sexuelles
Les violences sexistes et sexuelles s’inscrivent dans un continuum qui va du sexisme ordinaire jusqu’aux agressions sexuelles.
Le sexisme ordinaire regroupe notamment :
- les stéréotypes sur les compétences ;
- les remarques paternalistes ou condescendantes ;
- les plaisanteries sexistes répétées.
Pris isolément, ces comportements peuvent sembler anodins. Pourtant, leur accumulation banalise certains agissements et favorise un environnement où le harcèlement sexuel et les violences peuvent se développer.
Le harcèlement sexuel constitue l’étape suivante. Il se traduit par des propos ou comportements répétés à connotation sexuelle ou sexiste, ou par la création d’un environnement de travail hostile.
Enfin, les violences sexuelles caractérisées regroupent notamment :
- les contacts physiques non consentis ;
- les attouchements ;
- les agressions sexuelles.
Chaque niveau du continuum nourrit le suivant, ce qui rend la détection précoce et la prévention indispensables.
Les données françaises : un phénomène largement sous-estimé
Les données disponibles montrent que les VSST sont loin d’être marginales, même si elles demeurent en grande partie invisibles.
À titre d’exemple, une enquête du ministère de l’Intérieur indique que 9,4 % des personnes en emploi déclarent avoir été confrontées à des comportements sexistes ou sexuels dans leur environnement professionnel, avec une exposition nettement plus importante chez les femmes.
D’autres études confirment cette tendance.
Selon une enquête réalisée par l’Ifop pour la Fondation Jean Jaurès :
- près de six femmes sur dix déclarent avoir déjà subi une forme de sexisme ou de harcèlement sexuel au travail ;
- près d’une femme sur cinq rapporte une agression sexuelle.
De son côté, l’enquête Virage de l’Ined révèle que plus d’une femme sur deux a été confrontée à des violences sexuelles au cours de sa vie professionnelle.
Ces situations entraînent fréquemment :
- des freins à l’évolution professionnelle ;
- des changements de poste subis ;
- des départs contraints.
Il convient toutefois de rappeler que ces chiffres restent probablement sous-estimés.
En effet, de nombreuses situations ne sont jamais signalées, notamment en raison :
- de la peur des représailles ;
- du manque de confiance dans les dispositifs existants ;
- de la banalisation de certains comportements.
Une grande partie des VSST demeure ainsi dans l’angle mort des organisations.
Des impacts durables pour les collaborateurs et l’entreprise
Les conséquences des VSST dépassent largement les situations les plus visibles.
Pour les collaborateurs
Les impacts peuvent être nombreux :
- fatigue psychique ;
- troubles du sommeil ;
- perte de confiance ;
- difficultés à se projeter dans l’entreprise.
Progressivement, ces situations peuvent altérer durablement le rapport au travail.
Pour l’entreprise
Les conséquences sont également majeures :
- baisse de l’engagement ;
- dégradation du climat social ;
- coopération plus fragile ;
- augmentation du turnover ;
- difficultés de recrutement ;
- exposition accrue aux risques juridiques et réputationnels.
Les VSST ne représentent donc pas uniquement un enjeu de prévention des risques.
Elles constituent également un enjeu majeur de performance organisationnelle.
L’approche Preventech : rendre visible pour mieux agir
Chez Preventech Consulting, notre conviction est simple :
Nous ne pouvons agir efficacement que sur ce que nous sommes capables de rendre visible.
Or, dans le domaine des VSST, une grande partie des situations échappe encore aux dispositifs classiques.
C’est pourquoi nous avons développé des outils spécifiquement dédiés à ces problématiques.
Notre questionnaire VSST permet notamment de recueillir, de manière anonyme, les perceptions et les expériences des collaborateurs.
Contrairement aux approches traditionnelles, il ne s’intéresse pas uniquement aux situations les plus graves.
Il permet également d’identifier :
- les signaux faibles ;
- les ressentis des collaborateurs ;
- les zones de malaise ;
- les écarts de perception ;
- les contextes à risque.
Cette analyse fournit une lecture fine du climat de travail, indispensable pour construire un plan d’action pertinent.
Du diagnostic aux actions concrètes
Le diagnostic sur les violences sexuelles et sexistes au travail ne constitue qu’une première étape.
Sa véritable valeur réside dans sa capacité à déboucher sur des actions concrètes.
Nous accompagnons ainsi les organisations dans :
- la clarification des procédures de signalement ;
- la structuration du traitement des situations ;
- la définition de repères communs.
En complément, les formations permettent :
- de sensibiliser les équipes ;
- d’aider les managers à adopter les bons réflexes ;
- de faciliter la prise de parole ;
- de développer une culture commune de prévention.
Enfin, ces démarches doivent s’inscrire dans la durée.
La prévention des VSST n’est pas une action ponctuelle, mais une transformation progressive de la culture de l’organisation, nécessitant un suivi régulier, des ajustements et une implication continue.
Conclusion
Traiter les violences sexistes et sexuelles au travail ne relève pas uniquement d’une obligation réglementaire.
C’est un engagement stratégique qui permet de :
- renforcer la culture d’entreprise ;
- favoriser l’inclusion ;
- protéger les collaborateurs ;
- améliorer durablement la performance collective.
En développant des stratégies adaptées, en sensibilisant les équipes et en mettant en œuvre des dispositifs de prévention et de signalement, les entreprises créent un environnement de travail plus sûr, plus respectueux et plus performant.
Preventech Consulting accompagne les organisations grâce à une approche pluridisciplinaire reposant sur :
- le diagnostic VSST ;
- la formation des managers et des collaborateurs ;
- l’élaboration de politiques internes ;
- le suivi opérationnel des démarches de prévention.
Grâce à nos outils innovants et à notre expertise de terrain, nous aidons les entreprises à promouvoir l’égalité professionnelle, valoriser la diversité et faire de la prévention des VSST un véritable levier de transformation organisationnelle.
Références
- Code du travail : articles L.1142-2-1 et L.1153-1 à L.1153-6.
- Code pénal : articles 222-22, 222-23 et 222-33.
- INRS (2021). Harcèlement sexuel et agissements sexistes au travail : conséquences pour les salariés et l’entreprise.
- Ifop – Fondation Jean Jaurès (2020). Sexisme et violences sur le lieu de travail : statistiques et analyses.
- Fondation Jean Jaurès (2015). Violences sexistes et sexuelles au travail : quelles leçons pour les politiques publiques ?
