Chez Preventech Consulting, nous ne considérons pas la prévention des violences sexistes et sexuelles au travail comme une simple obligation légale. Pour nous, il s’agit d’un levier stratégique de transformation organisationnelle et culturelle. Créer un environnement sécure ne protège pas seulement vos collaborateurs, mais cela renforce aussi l’engagement, la motivation et la performance collective.
Les violences sexistes et sexuelles au travail ne se manifestent pas uniquement par des actes extrêmes comme le harcèlement ou les agressions. Elles commencent souvent par de petites situations, parfois presque imperceptibles : une remarque dévalorisante, une blague sexiste qui passe, un stéréotype de genre répété. Ces signaux faibles façonnent le climat de travail et créent un terrain fertile pour l’apparition de comportements plus graves. Ignorer ces indices, c’est laisser s’installer un problème qui peut devenir structurel.
Comprendre le continuum des situations
Les violences sexistes et sexuelles s’inscrivent dans un continuum qui va du sexisme ordinaire aux agressions sexuelles. Le sexisme ordinaire regroupe les stéréotypes sur les compétences, les remarques paternalistes ou condescendantes et certaines plaisanteries répétées. Ces comportements, pris isolément, peuvent sembler mineurs. Pourtant, leur accumulation légitime un climat où le harcèlement et les violences peuvent se développer.
Le harcèlement sexuel constitue l’étape suivante. Il se traduit par des propos ou comportements répétés à connotation sexuelle ou sexiste, ou par la création d’un environnement de travail hostile. Enfin, les violences sexuelles caractérisées incluent les contacts physiques non consentis, les attouchements ou les agressions. Chaque niveau du continuum influence le suivant, ce qui rend la détection précoce et la prévention indispensables.
Les données françaises
Si l’on se penche sur les données disponibles en France, on constate que ces situations sont loin d’être marginales, même si elles restent en grande partie invisibles. À titre d’exemple, une enquête du ministère de l’Intérieur indiquait que près de 9,4 % des personnes en emploi déclarent avoir été confrontées à des comportements sexistes ou sexuels dans leur cadre professionnel, avec une exposition nettement plus élevée pour 661 les femmes.
Par ailleurs, d’autres études viennent confirmer cette tendance. Ainsi, selon une enquête menée par l’Ifop pour la Fondation Jean Jaurès, environ six femmes sur dix déclarent avoir déjà été confrontées à une forme de sexisme ou de harcèlement sexuel au travail. De plus, près d’une sur cinq évoque une situation d’agression sexuelle.
Dans le même sens, l’enquête Virage de l’Ined met en évidence que plus d’une femme sur deux a été exposée à des violences sexuelles au cours de sa vie professionnelle. En outre, ces situations ne sont pas sans conséquences, puisqu’elles peuvent entraîner des freins à l’évolution, des changements de poste subis, voire des départs contraints.
Cependant, ces chiffres doivent être interprétés avec prudence. En effet, ils reposent sur des déclarations, dans un contexte où une grande partie des situations n’est jamais signalée. Autrement dit, par crainte des répercussions, par manque de confiance dans les dispositifs existants ou encore en raison de la banalisation de certains comportements, de nombreuses situations restent dans l’angle mort des organisations.
Des impacts durables pour les collaborateurs et l’entreprise
Dès lors, les effets des VSST ne se limitent pas aux situations les plus visibles. Au contraire, ils s’inscrivent dans la durée et touchent à la fois les individus et les collectifs de travail.
Du côté des collaborateurs, les conséquences peuvent être multiples. On observe notamment une fatigue psychique, des troubles du sommeil, une perte de confiance, ainsi qu’une difficulté croissante à se projeter dans l’organisation. Progressivement, ce qui pouvait sembler ponctuel finit par altérer en profondeur le rapport au travail.
Parallèlement, pour l’entreprise, les effets sont tout aussi structurants, même s’ils sont parfois moins immédiatement perceptibles. En effet, un climat dégradé se traduit rarement de manière instantanée dans les indicateurs. Néanmoins, il se manifeste par une baisse de l’engagement, des tensions diffuses et une coopération plus fragile. À terme, cela peut conduire à une augmentation du turnover, à des difficultés de recrutement, ainsi qu’à une exposition accrue aux risques juridiques et réputationnels.
Ainsi, les VSST ne constituent pas uniquement un enjeu de prévention des risques. Elles représentent également un enjeu de fonctionnement et de performance organisationnelle.
L’approche Preventech : rendre visible pour agir
Face à ces constats, notre conviction est la suivante : nous ne pouvons agir efficacement que sur ce que l’on est en mesure de rendre visible. Or, dans le cas des VSST, une grande partie des situations échappe aux dispositifs classiques.
C’est pourquoi nous avons développé des outils spécifiquement dédiés à ces problématiques. En particulier, notre questionnaire VSST permet de recueillir, de manière anonyme, les perceptions et les expériences des collaborateurs. Contrairement aux approches traditionnelles, il ne se limite pas aux situations les plus graves, mais intègre également les signaux faibles, les ressentis et les zones de malaise.
À partir de là, ce travail de recueil permet d’établir une lecture fine du climat de travail. Il devient alors possible d’identifier les zones de tension, les écarts de perception et les contextes à risque.
Toutefois, le diagnostic n’est qu’une étape. En effet, sa valeur réside dans sa capacité à déboucher sur des actions concrètes. Dans cette optique, nous accompagnons les organisations dans la mise en place de dispositifs adaptés : clarification des procédures de signalement, structuration du traitement des situations, ou encore définition de repères partagés.
Dans le prolongement, les actions de formation viennent renforcer cette dynamique. Elles permettent aux managers et aux équipes de se situer dans des situations concrètes, de développer des réflexes adaptés et de faciliter la prise de parole.
Enfin, il est essentiel d’inscrire ces démarches dans la durée. Autrement dit, il ne s’agit pas d’une intervention ponctuelle, mais d’un travail progressif sur la culture de l’organisation, qui nécessite un suivi, des ajustements et une implication continue.
Conclusion
Traiter les violences sexistes et sexuelles au travail ne se limite pas à une obligation légale. C’est un engagement fort pour transformer la culture de l’organisation, renforcer l’inclusion, protéger les collaborateurs et améliorer la performance collective.
En développant des stratégies adaptées, en sensibilisant les équipes et en mettant en place des dispositifs de prévention et de signalement, les entreprises peuvent créer un environnement de travail sûr.
Preventech Consulting accompagne les entreprises dans cette démarche en proposant des solutions sur mesure : diagnostic des risques, formation des managers et collaborateurs, élaboration de politiques internes et suivi opérationnel. Grâce à notre expertise pluridisciplinaire et nos outils innovants, nous aidons nos clients à valoriser la diversité, promouvoir l’égalité professionnelle et transformer leur culture organisationnelle.
Pour toute entreprise souhaitant faire de la prévention des VSST un levier stratégique et renforcer l’inclusion, Preventech Consulting propose un accompagnement concret et personnalisé, afin que chaque action contribue à un environnement de travail bienveillant et durable.
Références (APA 7ᵉ éd.)
• Code du travail : Articles L. 1142-2-1, L. 1153-1 à L. 1153-6. Legifrance.
https://www.legifrance.gouv.fr
• Code pénal : Articles 222-22, 222-23, 222-33. Legifrance.
https://www.legifrance.gouv.fr
• INRS. (2021). Harcèlement sexuel et agissements sexistes au travail : conséquences pour les salariés et l’entreprise.
https://www.inrs.fr/risques/harcelements-sexuel-agissementssexistes/consequences-salaries-entreprise.html
• Ifop – Fondation Jean Jaurès. (2020). Sexisme et violences sur le lieu de travail : statistiques et analyses. https://www.souffrance-ettravail.com/magazine/dossiers/harcelement-sexuel/sexisme-et-violences-sur-lelieu-
de-travail-statistiques-inquietantes
• Jean Jaurès. (2015). Violences sexistes et sexuelles au travail : quelles leçons pour les politiques publiques ? https://www.jean-jaures.org/publication/violencessexistes-et-sexuelles-au-travail-quelles-lecons-pour-les-politiquespubliques/?export_pdf=1&post_id=16642
