La rentrée de septembre constitue un moment stratégique pour les entreprises. Après la période estivale, les équipes retrouvent progressivement leur rythme, les projets redémarrent et les objectifs de fin d’année se précisent.
Mais cette reprise peut également faire émerger ou accentuer certains risques professionnels : perte de vigilance, reprise de gestes répétitifs, charge de travail accrue, réorganisations, tensions au sein des collectifs, fatigue physique ou mentale, exposition aux fortes chaleurs ou encore difficultés d’adaptation aux transformations du travail.
En 2026, l’enjeu n’est donc plus seulement de respecter les obligations réglementaires, mais de développer une prévention plus anticipatrice, participative et directement connectée aux réalités du travail.
Pour cette rentrée, Preventech Consulting vous propose un tour d’horizon — non exhaustif — des principaux sujets à remettre au cœur de votre politique de santé, de sécurité et de QVCT.
- Actualiser le DUERP et transformer l’évaluation des risques en plan d’action
La rentrée est une période particulièrement pertinente pour réinterroger le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP).
Le document doit évoluer avec l’entreprise : nouvelles organisations, nouveaux équipements, transformations des postes, évolution des rythmes de travail, apparition de nouveaux risques ou encore changements susceptibles d’avoir un impact sur les conditions de travail.
Dans les entreprises d’au moins 11 salariés, le DUERP doit par ailleurs être mis à jour au moins une fois par an. Quelle que soit la taille de l’entreprise, une actualisation est également nécessaire lorsqu’un aménagement important modifie les conditions de santé et de sécurité ou lorsqu’une nouvelle information concernant un risque apparaît.
La démarche ne doit cependant pas se limiter à la mise à jour d’un document administratif. L’objectif est de faire du DUERP un véritable outil de pilotage de la prévention, permettant de hiérarchiser les risques et de définir des actions concrètes.
Une attention particulière doit notamment être portée aux risques psychosociaux (RPS), aux troubles musculosquelettiques (TMS), aux risques organisationnels et aux nouvelles situations de travail.
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Nos consultants vous accompagnent dans l’évaluation des risques, leur hiérarchisation et la construction d’un plan de prévention adapté à votre organisation.
- Intégrer les fortes chaleurs dans votre politique de prévention
La prévention des risques climatiques prend désormais une nouvelle dimension.
Le cadre réglementaire relatif à la protection des travailleurs contre les épisodes de chaleur intense a été renforcé en 2025. Ces risques doivent aujourd’hui être pleinement intégrés à l’évaluation des risques professionnels.
L’employeur doit notamment prendre en compte l’exposition à la chaleur dans son organisation du travail, adapter les mesures de prévention aux situations rencontrées et mettre à disposition des travailleurs de l’eau potable et fraîche. Les locaux fermés doivent également être maintenus à une température adaptée à l’activité et à l’environnement de travail.
Pour les organisations, cela suppose d’anticiper : adaptation éventuelle des horaires, limitation de certaines expositions, accès à l’eau, organisation des pauses, information des salariés et vigilance renforcée à l’égard des personnes plus vulnérables.
Avec des épisodes de chaleur susceptibles de se prolonger au-delà du cœur de l’été, ce risque doit désormais être considéré comme un enjeu durable de santé et sécurité au travail, et non comme une problématique ponctuelle.
- Prévenir les TMS et l’usure professionnelle dès la reprise
Après plusieurs semaines de congés, la reprise d’activité peut également être synonyme de perte de certains automatismes.
Gestes répétitifs, manutentions, postures contraignantes ou reprise intensive d’une activité physique peuvent favoriser l’apparition de douleurs ou de troubles musculosquelettiques.
La rentrée constitue donc une bonne occasion de réancrer les bons réflexes grâce à des actions très opérationnelles : observation des situations de travail, analyse ergonomique, sensibilisation aux gestes et postures, prévention des TMS ou encore mise en place de séances d’échauffement avant la prise de poste.
L’enjeu dépasse la prévention immédiate de la douleur. Il s’agit également de prévenir progressivement l’usure professionnelle, de favoriser le maintien dans l’emploi et de préserver durablement les capacités physiques des collaborateurs.
Les actions les plus efficaces sont celles qui agissent simultanément sur l’individu, le poste de travail et l’organisation : la prévention ne consiste pas simplement à apprendre à « mieux se tenir », mais à agir sur les causes réelles des contraintes rencontrées.
- Mesurer les risques et les signaux faibles grâce au Hub Santé & Sécurité
Impossible de construire une politique de prévention efficace sans disposer d’une vision précise des réalités du terrain.
C’est tout l’objectif du Hub Santé & Sécurité au Travail développé par Preventech Consulting.
La plateforme rassemble aujourd’hui 14 questionnaires a retirer, diagnostics et auto-diagnostics permettant d’explorer différentes dimensions de la santé au travail : risques psychosociaux, QVCT, évaluation des risques professionnels, télétravail, TMS, violences sexistes et sexuelles, santé mentale, prévention du burn-out, ergonomie, turnover, onboarding ou encore santé globale physique et mentale.
Ces outils permettent d’impliquer les collaborateurs, d’identifier des signaux faibles, d’objectiver certaines situations de travail et surtout de disposer de données utiles à la construction d’un plan d’action.
La logique est simple : mesurer pour comprendre, comprendre pour agir, agir pour prévenir.
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- Faire de la QVCT une démarche réellement visible par les salariés
L’un des enjeux de cette rentrée 2026 sera également de réduire le décalage qui peut exister entre les politiques engagées par les directions et leur perception réelle par les collaborateurs.
Notre Baromètre QVCT 2026, réalisé avec OpinionWay auprès de 311 décideurs RH et 1 002 salariés, met notamment en évidence cet écart : 69 % des décideurs RH considèrent la QVCT comme une priorité stratégique, contre 57 % des salariés. Un salarié sur cinq déclare par ailleurs ne pas connaître les dispositifs de prévention existants dans son entreprise.
Autrement dit, mettre en œuvre des actions ne suffit plus.
Encore faut-il qu’elles répondent aux besoins du terrain, qu’elles soient connues des collaborateurs et qu’elles s’inscrivent dans une stratégie cohérente.
La rentrée peut ainsi être l’occasion de réinterroger la gouvernance de votre démarche QVCT : recueillir les besoins, communiquer sur les dispositifs disponibles, créer des espaces de discussion sur le travail, suivre des indicateurs et associer managers et collaborateurs à la démarche.
La prévention gagne en efficacité lorsqu’elle devient visible, comprise et partagée.
- Renforcer la prévention des RPS et de la santé mentale
Charge de travail, manque de reconnaissance, tensions relationnelles, perte de sens, difficultés managériales ou transformations organisationnelles peuvent progressivement affecter la santé mentale des collaborateurs.
La prévention des RPS doit donc s’appuyer sur plusieurs niveaux d’intervention : identifier les facteurs de risque, détecter les signaux faibles, agir sur l’organisation du travail et proposer des dispositifs d’accompagnement lorsque cela est nécessaire.
Les managers jouent ici un rôle déterminant, mais ils ne peuvent pas porter seuls la responsabilité de la santé mentale de leurs équipes.
La rentrée peut ainsi être l’occasion de mettre en place des diagnostics RPS, des espaces de discussion sur le travail, des formations managers, des ateliers de prévention, de l’analyse des pratiques professionnelles, des dispositifs de médiation ou encore des solutions de soutien psychologique.
Les actions de bien-être — relaxation, sophrologie, activité physique, nutrition, gestion du sommeil ou massages bien-être — peuvent également contribuer à l’équilibre des collaborateurs lorsqu’elles s’intègrent dans une démarche de prévention plus globale.
👉 Découvrez également notre carte des ateliers bien-être et anti-stress.
- Associer intelligence artificielle et expertise humaine avec QVCTech et MyQVCTech
2026 marque également une accélération de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les organisations.
Pour Preventech Consulting, l’innovation digitale n’a de sens que lorsqu’elle permet aux professionnels d’accéder plus rapidement à une expertise fiable et contextualisée.
Notre plateforme QVCTech associe ainsi une équipe pluridisciplinaire d’experts — psychologues du travail, ergonomes, ingénieurs sécurité, consultants RH, médiateurs et autres spécialistes — mobilisables sous 72 heures, à des outils digitaux dédiés aux problématiques de QVCT et de santé au travail.
Elle intègre notamment MyQVCTech, notre intelligence artificielle experte reposant sur une technologie RAG (Retrieval-Augmented Generation). L’objectif est de proposer des réponses contextualisées à partir d’un socle de connaissances maîtrisé et enrichi par l’expertise métier de Preventech Consulting.
L’objectif n’est pas de remplacer l’expertise humaine mais de créer une complémentarité entre donnée, technologie et accompagnement humain.
Une approche particulièrement adaptée aux entreprises qui souhaitent gagner en réactivité tout en sécurisant leurs prises de décision en matière de prévention.
- Passeport de prévention : 2026 marque une nouvelle étape
Le Passeport de prévention est désormais entré dans une nouvelle phase de son déploiement.
Après l’ouverture du service aux organismes de formation en 2025, l’espace dédié aux employeurs est ouvert depuis le 16 mars 2026.
Les employeurs peuvent ainsi déclarer certaines formations en santé et sécurité au travail qu’ils dispensent en interne et consulter ou vérifier les déclarations réalisées par les organismes de formation pour leurs salariés.
Depuis le 9 juillet 2026, une fonctionnalité d’import en masse par fichier facilite également la déclaration d’un volume important de formations.
Autre échéance à retenir : l’espace destiné aux travailleurs doit ouvrir le 16 novembre 2026. Les salariés pourront alors consulter les formations enregistrées dans leur passeport, le compléter dans certaines situations et partager leurs informations.
Le décret du 12 juin 2026 a par ailleurs prolongé la période transitoire jusqu’au 31 décembre 2026, avec un déploiement progressif des obligations déclaratives.
👉 Pour les employeurs, la rentrée constitue donc le bon moment pour vérifier les processus internes de suivi des formations SST et anticiper les prochaines échéances.
Plus d’informations sur le Portail du Passeport de prévention.
- Installer une véritable culture de prévention
DUERP, diagnostics, formations, outils digitaux, ateliers ou indicateurs ne produisent pleinement leurs effets que s’ils s’inscrivent dans une culture de prévention durable.
Cela passe notamment par l’implication de la direction, la participation des collaborateurs, la formation des managers et des référents, la remontée des situations de terrain et le suivi régulier des actions engagées.
La formation reste à ce titre un levier essentiel.
Preventech Consulting accompagne les organisations sur les principaux enjeux de santé et sécurité au travail : sécurité, ergonomie, prévention des TMS, QVCT, RPS, management responsable, bien-être, incendie, secourisme ou encore habilitations.
Notre approche s’appuie sur la complémentarité de nos expertises et sur une conviction : la prévention est plus efficace lorsqu’elle est pensée comme un investissement durable dans le travail et dans les collectifs, plutôt que comme une simple obligation réglementaire.
👉 Consultez notre catalogue de formations certifié Qualiopi.
En résumé
La rentrée 2026 ne doit pas être envisagée comme une simple reprise administrative.
C’est un moment privilégié pour observer le travail réel, réévaluer les risques, écouter les collaborateurs et ajuster les actions de prévention.
DUERP, prévention des TMS et de l’usure professionnelle, santé mentale, épisodes de chaleur, QVCT, outils digitaux, intelligence artificielle ou encore Passeport de prévention : les sujets évoluent, mais l’objectif demeure le même — protéger la santé des collaborateurs tout en créant des organisations plus durables et plus performantes.
Chez Preventech Consulting, nous défendons une prévention qui ne s’arrête pas au diagnostic. Identifier, comprendre, agir et mesurer les résultats : c’est cette continuité qui permet de transformer durablement les conditions de travail.
Vous souhaitez faire le point sur votre politique de prévention ou construire votre plan d’action pour la rentrée ?
Bonne rentrée 2026 à toutes et à tous !
