Les risques psychosociaux liés au travail négligés par les entreprises

 

01 Décembre2017

Les entreprises ont fait des efforts considérables quant à la mise en place de plan de la sécurité au travail. Mais les diagnostics sur les RPS, considérés comme une simple contrainte réglementaire, sont souvent négligés. Pour preuve, seulement la moitié des entreprises ont réalisé le leur.

Des progrès notables en matière de gestion des risques physiques…

 
Previsoft, un éditeur de logiciels et cabinet de conseil en prévention professionnelle, vient de publier son baromètre 2017 concernant la gestion de la santé et de la sécurité au travail par les entreprises françaises. Bonne nouvelle, 91 % d’entre elles (et jusqu’à 95 % pour les plus grandes) disposent désormais d’une politique dédiée pour les risques professionnels physiques.
 
Elles sont en revanche moins nombreuses à avoir rempli le document unique d’évaluation des risques professionnels, pourtant obligatoires depuis 2001 : 84 % pour l’ensemble des sondés, voire 73 % pour les structures employant entre 250 et 500 personnes. De plus, 25 % n’ont pas élaboré de plan d’action correspondant.
 
… mais du retard sur la question des risques psychologiques
 
Sur la question des risques psychosociaux liés au travail (RPS), la progression est plus lente. Seulement 48 % des quelque 300 entreprises participant à l’étude ont réalisé un diagnostic portant sur cet aspect.
 
Pourtant, les conséquences des RPS peuvent être dramatiques. En effet, il n’est pas rare, que le stress et les différentes formes de harcèlement engendrent mal-être, dépression, burnout, voire envies de suicide.
 
L’INRS, l’organisme public de prévention des risques professionnels, a ainsi estimé à deux à trois milliards d’euros le coût social annuel total induit, mais le chiffre réel pourrait être encore plus important.
 
Pour Previsoft, cela tiendrait au fait que trop d’entreprises relèguent le document unique au rang de simple contrainte réglementaire.
 
Manque de formation pour les postes à risque
 
65 % des entreprises prévoient une formation systématique de leurs employés à des fonctions à risques. Le taux est légèrement supérieur (77 %) dans le cas d’intérimaires ou de travailleurs en CDD.
 
Quant au plan de la pénibilité au travail, 82 % des sondés auraient effectué leur diagnostic, mais les modalités pourraient être ajustées à la suite des recommandations de simplification du dispositif préconisées par le président de la République.
 
Preventech - décembre 2017
 
 
 
 
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