L’hyper-connexion jugée anxiogène par 82 pourcents des cadres.

 

01 Novembre2016

Les cadres de 50 à 64 ans plus connectés (80%) que les moins de 35 ans (77%).

 
¾ des cadres consultent leurs communications professionnelles pendant les vacances et les week-ends.
82% des cadres considèrent l’hyper-connexion comme négative.
56% des cadres trouvent que la qualité de vie au travail n’est pas correctement prise en compte. 
 
A l’approche des vacances d’été, Securex, spécialiste dans la gestion du capital humain en entreprise, s’est penché sur l’hyper-connexion des cadres. Impact des outils technologiques, connexion en dehors du temps de travail, ressenti quant aux nouvelles technologies…, autant de caractéristiques analysées lors de l’étude menée avec l’Ifop auprès d’un échantillon de 1001 personnes représentatif de la population cadre âgée de 18 ans et plus. 
 
Principaux constats
La consultation des communications professionnelles pendant les week-ends et les vacances : une réalité pour 77% des cadres.
Si 23% des cadres déclarent ne jamais consulter leurs communications professionnelles pendant les week-ends et les vacances, ils sont 31% à le faire souvent et 46% à le faire de temps en temps. Ce sont les cadres des secteurs de la construction (83%) et de l’administration (80%) qui sont les plus connectés par rapport à l’industrie et aux services (75% tous les deux).
 
Ces écarts existant aussi sur la profession
Les professions libérales consultent en effet plus leurs communications professionnelles (87%) que les cadres de la fonction publique (81%) ou les cadres d’entreprise (75%).
 
Fait intéressant, les cadres âgés de 50 à 64 ans sont plus connectés (80%) que les moins de 35 ans (77%).
L’accès permanent aux outils de communication professionnelle jugé négatif à 82%. 48% des cadres considèrent l’accès permanent et simplifié aux communications professionnelles comme un facteur de stress.
Outre les cadres directement concernés, les proches peuvent être des victimes collatérales et 34% des cadres invoquent en effet qu’il s’agit là d’une source d’agencement pour les proches.
 
Au total, cette hyper-connexion est donc jugée comme anxiogène par 82% des cadres.
Par ailleurs, 50% des moins de 35 ans, a priori plus naturellement connectés, sont plus stressés par le fait d’avoir en permanence un accès aux communications professionnelles comparativement aux 50-64 ans (44%).
 
A noter que moins d’un cadre sur cinq (18%) estime que l’accès à ces outils est source d’apaisement pour le salarié.
Le « besoin de se rassurer » pour justifier son hyper-connexion cité par 80% des cadres.
Si les cadres consultent avant tout leurs communications professionnelles pendant leur temps de loisirs, c’est pour s’assurer qu’il n’y a pas de problèmes en leur absence (80%).
Cette raison peut s’analyser comme une difficulté des cadres à déléguer pendant leur absence ou comme la nécessité de faire face à des situations de manque de ressources.
L’enjeu organisationnel, à savoir ne pas être débordé à son retour, arrive quand à lui en seconde position à 63%.
 
A noter un clivage entre les hommes et les femmes : si les hommes consultent avant tout leurs communications professionnelles pour s’assurer qu’il n’y a pas de problème (81% contre 77% chez les femmes), les femmes, elles, le font pour éviter d’être débordées à leur retour (68% contre 60% chez les femmes).
 
Enfin plus les cadres appartiennent à une entreprise dont les effectifs sont importants, plus le souhait de na pas être débordé à son retour est élevé : 46% dans les entreprises de 20 salariés, 64% dans les entreprises de 20 à 249 salariés et 67% dans les entreprises de plus de 250 salariés.
 
56% des cadres estiment que la qualité de vie au travail n’est pas correctement prise en compte. Pour 56% des cadres, la qualité de vie au travail n’est pas un sujet prioritaire pour l’entreprise.
 
Si pour les 44% restants, ce sujet est donc pris en compte par l’entreprise, seuls 9% d’entre eux estiment que cela fait l’objet de mesures concrètes. A noter une différence de perception selon les âges. Les moins de 35 sont en effet plus nombreux à penser que les entreprises tiennent compte de ces problématiques (55% contre 35% pour les 50-64 ans).
 
Ergonoma – été 2016
 
 
 
 
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