L’Arseg dévoile le coût d’un poste de travail en 2016

 

01 Février2017

Depuis plus de 15 ans, les Buzzy Ratios de l’Arseg produisent chaque année une des principales références en matière de benchmark des coûts d’exploitation de l’environnement de travail des entreprises Une base d’indicateurs permettant de se comparer et de mieux maîtriser ses coûts dont les principaux résultats de l’édition 2016 ont été présentés en fin d’année dernière. 

 
« Les objectifs poursuivis en participant à l’enquête Buzzy Ratios peuvent être de plusieurs ordres : se comparer avec ses pairs et se poser les bonnes questions, analyser son positionnement et élaborer son plan stratégique, piloter et optimiser ses activités ou encore communiquer avec sa direction » rappelait en préambule Olivier Gicquel des Touches, le responsable du Pôle Etudes & Prospectives de l’Arseg. Portant sur plus de 120.000 postes installés et près de 2,4 millions de mètre carrés, l’édition 2016 des Buzzy Ratios de l’Arseg affiche un coût moyen du poste de travail en légère baisse sur l’année précédente à 12.352 € (15.318 € en intégrant le poste voyages et déplacements professionnels).
 
 
Le coût global « déterritorialisé » (c’est-à-dire hors loyers et charges) stagne quant à lui depuis 3 ans après avoir fortement reculé entre 2009 et 2013. « Les entreprises ont entrepris d’importants programmes de réduction des coûts en réaction à la crise financière de 2008 » explique Sophie-Jeanne Halès-Le Ménestrel, ancienne DET de Google France qui mène désormais des missions de management de projets facilities, « et l’on sent qu’on atteint un palier même si le développement de nouveaux outils digitaux pourrait déclencher une nouvelle phase d’optimisation des coûts d’exploitation des immeubles. » observe-t-elle.
 
Fiscalité immobilière : une hausse vertigineuse !
 
Dans le détail, l’édition 2016 des Buzzy Ratios de l’Arseg montre des ratios immobiliers assez étals hormis les taxes, en hausse vertigineuse de près de 40 % entre 2009 et 2015 ! « La baisse des dotations de l’État aux collectivités a eu un impact direct et important sur la fiscalité. C’est typiquement un poste de coût sur lequel nous avons peu de prise ! » observe Joël Larousse, DET de la SNCF, un brin fataliste, « mais cela ne signifie pas qu’il faut s’en désintéresser : certaines entreprises ayant fait auditer leur poste de taxes immobilières ont récupéré des sommes importantes qui leur avaient été indûment réclamées, notamment parce qu’elles étaient calculées sur de mauvaises bases » s’empresse-t-il d’ajouter !
 
Côté coûts d’exploitation des immeubles, c’est la hausse du prix de kilowatt/heure électrique qui marque les esprits : + 26 % entre 2009 et 2015. « La libéralisation intervenue en 2016 avec son lot de renégociations fera sans doute bouger les choses l’année prochaine »  prédit Franck Douau, directeur du pôle achats et services de LVMH. En attendant, il constate la légère baisse du coût du poste sécurité/sûreté par mètre carré qui s’affiche à 22 €, après plusieurs années de hausse. « Ce coût est surtout constitué du coût des prestations humaines. Or les équipements et matériels s’améliorent et, peut-être, se substituent à la marge à la surveillance effectuée par des agents » tente-t-il d’expliquer, « mais le contexte sécuritaire vécu par notre pays depuis près de deux ans devrait plutôt plaider pour une hausse de ce ratio dans les résultats de l’année prochaine » tempère-t-il.
 
Effondrement des coûts de téléphonie et d’archivage
 
Les ratios des postes de services, moyens et équipements sont pour la plupart stables ou en baisse, illustrant les démarches de rationalisation de ces budgets largement répandues au sein des entreprises. Des budgets qui profitent aussi des évolutions technologiques, comme pour l’archivage dont les budgets sont en baisse de 33 % sur la période 2009/2015, et de marché, tel que la téléphonie dont les coûts s’effondrent de 50 % sur la même période. « Au-delà de la téléphonie ou de l’archivage, il faut également noter la baisse importante en tendance des budgets accueil/standard/réception et travaux d’impression, également touchés par des évolutions majeures » précise Olivier Gicquel des Touches.
 
Un focus mobilité a mis en perspective les écarts de budgets en termes de voyages et déplacements selon le type d’entreprise. « Nous constatons logiquement que le ratio est presque trois fois plus élevé dans les groupes internationaux » observe Olivier Gicquel des Touches. De même, le ratio de coût de la flotte automobile est presque 50 % plus élevé pour les entreprises implantées en Ile-de-France à 740 € par poste de travail installé. Enfin, notons que le ratio de coût de la main d’œuvre d’encadrement des équipes environnement de travail est plutôt en hausse. « Cela s’explique sans doute par une conjugaison de deux facteurs : la rationalisation du nombre de postes et des surfaces qui fait baisser le dénominateur et, peut-être, l’élargissement des périmètres qui permet de renforcer les équipes d’encadrement internes » tente de justifier Joël Larousse.
 
Maximiser le taux d’occupation des surfaces : un enjeu majeur !
 
La part des budgets consacrée aux surfaces [GT1] représente plus de 60 % des montants totaux consacrés à l’environnement de travail. Parallèlement, les mesures montrent qu’un poste de travail attitré n’est occupé, en moyenne, qu’environ 50 % du temps. La maximisation du taux d’occupation de ces surfaces est devenue un enjeu majeur ces dernières années.
 
Le premier poste d’amélioration concerne la performance surfacique. Le taux de surface utile brute dédiée à la surface utile nette est de 77 % en moyenne en France selon les buzzy ratios. « La performance du parc anglais est supérieure  mais cela s’explique sans doute par le fait que nous possédons un volume d’immeubles anciens plus important » explique Nicolas Berthelier du service Business Development France de JLL. « C’est plutôt du côté de la modularité des espaces que s’orientent les efforts de maximisation du taux d’occupation des surfaces actuellement » précise Sophie-Jeanne Halès-Le Ménestrel. Et notamment les espaces de restauration, cafétérias ou les halls d’accueil qui se transforment en espaces de travail ou de rencontre informelle. « Même les espaces extérieurs peuvent désormais devenir des zones de travail. C’est ce que nous venons de faire sur notre site de Toulouse » illustre Jean-François Petithomme, directeur des sites France d’Airbus Group.
 
« La mesure en temps réel de l’occupation est également une piste d’optimisation en plein développement », témoigne Amaury de Saint-Martin, chargé de développement chez Jooxter, start-up ayant développé un système « plug & play » de capteurs intelligents associés à des logiciels de contrôle pour l’exploitant et des applications pratiques pour les occupants. L’innovation a d’ailleurs été récompensée aux derniers trophées de l’Arseg !
 
Ces axes de travail viennent s’intégrer à la démarche globale d’optimisation des surfaces qui repose depuis déjà quelques années sur l’évolution des aménagements, plus ouverts, variés et flexibles et des façons de travailler qui intègrent désormais une plus grande part de mobilité.
 
Lionnel Cottin - 23 janvier 2017
 
 
 
 
 
 
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