Insécurité au travail - 26 pour cent des Français estiment qu’elle augmente

 

01 Avril2018

La sécurité au travail des salariés français est au centre d’une enquête inédite et exclusive réalisée par Horoquartz et l’institut Opinionway*. 41% des salariés interrogés estiment que l’insécurité augmente sur le trajet domicile-travail et 26% qu’elle progresse au sein même de leur entreprise.

 
Premier enseignement de l’enquête : 41% des personnes interrogées ont le sentiment que l’insécurité est en progression sur les trajets domicile-travail. Cette proportion passe à 26% lorsqu’elles évoquent le lieu même de travail. Ce sentiment d’insécurité est nettement plus fort chez les salariés en contact direct avec le public. De même, il est plus prégnant dans les secteurs des transports, de l’éducation et de la santé. 
Sur le plan géographique, on observe que 48% des Franciliens éprouvent un sentiment d’insécurité lors de leur trajet domicile-travail, alors qu’ils ne sont que 35% dans le Nord-Ouest. Sur le lieu de travail, la disparité est moindre : 24% en Ile-de-France, 31% dans le Nord-Est et 24%dans le Nord-Ouest.
 
L’inquiétude du terrorisme
Interrogé sur la menace terroriste ressentie dans le cadre professionnel, près d’un salarié sur quatre la considère comme sérieuse. C’est surtout vrai chez ceux qui travaillent dans les transports (39%), l’administration, l’éducation ou la santé (34%). L’étude a également mesuré l’insécurité au travail réellement vécue par les salariés français. Finalement, les résultats font ressortir une réalité assez proche de la perception que se font les salariés. Ainsi, un tiers d’entre eux (36%) déclare avoir déjà subi des insultes ou des menaces dans les cinq dernières années, bien souvent de manière répétée. 17% ont par ailleurs été victimes de vols. Les agressions physiques sont plus rares, mais s’élèvent tout de même à 8%.
Les plus exposés aux menaces et insultes sont les salariés du secteur public (36%). Ce chiffre atteint 48% chez les fonctionnaires. Ils sont également 12% à dénoncer des agressions physiques. Les salariés du secteur du commerce ou des transports sont également plus explosés que la moyenne nationale. Les femmes sont autant la cible d’insultes et de menaces au travail que leurs collègues masculins. Elles sont, en revanche, moins souvent victimes de vols ou d’agression physiques.
 
Des transports anxiogènes
Si, pour le lieu de travail la perception des salariés est très proche de la réalité vécue, il en est autrement pour les trajets. Les actes subis sont inférieurs à la perception que s’en font les salariés. « Les transports peuvent ainsi refléter un coté anxiogène qui se retrouve dans le sentiment », explique Thierry Bobineau, directeur marketing chez Horoquartz.
Il n’en reste pas moins que 34% des salariés déclarent avoir été victimes d’insultes ou de menaces dans les cinq dernières années, 6% d’agressions physiques et 6% de vols. Comme sur le lieu de travail, la répétition des faits est importante.
Pour les trajets, l’Île-de-France est la région la moins sûre, puisque 11% des salariés disent avoir été victimes d’agressions physiques et 13% de vols. A l’opposé, le quart Nord-Ouest est la région la plus sûre avec deux fois moins d’agressions physiques ou de vols signalés par rapport à la moyenne nationale.
 
En matière de sécurité, l’employeur peut mieux faire.
Pour 48% des salariés, un effort est attendu de la part de l’employeur pour améliorer, à l’avenir, leur sécurité. Ce pourcentage est encore une fois plus élevé dans les secteurs d’activité les plus exposés, notamment le secteur public. Ainsi, 62% des fonctionnaires attendent un effort des employeurs.
Le contact avec le public renforce également cette attente, puisque 55% des salariés concernés l’expriment. Enfin, ce sentiment est encore plus marqué parmi les salariés qui perçoivent une menace terroriste sur le lieu de travail.
Si on demande aux salariés de donner une note de 1 à 10 (10 étant la meilleure efficacité) sur les différentes solutions qui pourraient améliorer leur sécurité sur le lieu de travail, les sondés considèrent que la solution la plus efficace est d’équiper l’organisation (entreprise ou administration) d’un système de contrôle d’accès par badge. La vidéosurveillance vient en deuxième, ce qui semble confirmer que le rôle dissuasif de telles solutions est désormais compris par les salariés. Les systèmes de détection-intrusion sont également cités et ce constat est en ligne avec le nombre d’actes observés par les salariés, dus à des intrus.
 
* Ce sondage a été réalisé en octobre dernier auprès d’un échantillon représentatif de 2 002 salariés travaillant dans une entreprise privée, publique ou dans la fonction publique.
 
Protection Sécurité Magazine – mars/avril 2018
 
 
 
 
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