Hôtellerie-restauration - Un secteur qui gagnerait à être connu

 

01 Juin2019

L'été approche et le secteur de l’hôtellerie-restauration peine toujours à recruter… à cause notamment de conditions de travail difficiles. Des solutions existent. Interview de Christophe Ballue, contrôleur de sécurité à la Cramif.

 
Travail et Sécurité. L’été arrive bientôt, pourquoi est-ce si compliqué de recruter dans le secteur de l'hôtellerie-restauration ?
Christophe Ballue. Le secteur est en tension depuis plusieurs années sur cette question du recrutement. Et chaque année, l'annonce du nombre de postes non pourvus alimente en boucle la recherche de boucs émissaires. Pour les uns, la faute aux jeunes, cette nouvelle génération qui ne veut pas travailler. Pour les autres, l’image d’un métier où le chef hurle en cuisine, où les conditions de travail sont difficiles. Pour d'autres encore, des métiers peu valorisés comme le métier de femme de chambre où les possibilités d’évolution sont réduites.
 
Horaires atypiques, port de charges, manutention, flux, pénibilité, peu de reconnaissance… Comment agir en matière de conditions de travail et de prévention des risques professionnels ?
C. B. Il faut faire évoluer les moyens mis en œuvre en intégrant des outils de production innovants. Fourneau à induction, lave-vaisselle à capot, poste de cuisson multifonctions… pour la restauration. Lève-lit, Fixacouette, nettoyeur vapeur, chariot motorisé… pour l’hôtellerie. Tous ces équipements permettent de réduire la pénibilité et de valoriser les métiers. L’innovation doit être au service de la prévention, de la qualité, de l’hygiène, de la productivité. Avec au final toujours le même but affiché, servir la satisfaction de l’utilisateur final : le client.
 
Plus précisément, qu’est-ce que ces solutions apportent aux salariés ?
C. B. Avec l’induction en remplacement du gaz, il est possible de faire baisser la température en cuisine de plusieurs degrés. Le fait de recourir à des fours autonettoyants supprime les contraintes liées au nettoyage. Comme il est possible, avec un lave-verre avec osmoseur, de supprimer l’essuyage manuel des verres au bar. Un chariot à fond constant et une table de pliage à hauteur variable permettent à une lingère de moins solliciter son dos sur ces opérations à répéter plusieurs fois par jour. La technologie est ici au service de la santé et de la sécurité du salarié.
 
En 2024, Paris accueille les Jeux Olympiques. De gros projets vont voir le jour en hôtellerie et restauration. C'est le bon moment pour anticiper les risques professionnels . Comment la Cramif intervient-elle ?
C. B. C’est le bon moment pour agir car ces technologies doivent être intégrées à la conception et à l’organisation de la future activité. L’intégration d’un monte-charge, d’une chute à linge ou d’une aspiration centralisée doit être envisagée dès la phase projet. Il serait dommage de reproduire à l’identique, sur un nouvel établissement, les erreurs d’hier. Les entreprises ont donc intérêt à nous solliciter le plus en amont possible, afin que les projets s’enrichissent de cette approche préventive. n 
 
Propos recueillis par D. V.
Travail & Sécurité – mai 2019
 
 
 
 
> Voir toutes les actualités
 

Contactez-nous

Marjorie Dumont-Crisolago

Présidente en charge de la direction commerciale et marketing
Email : md@preventech.net

Laura Gaspard

Chargée de communication
Email : lg@preventech.net

PREVENTECH CONSULTING

23 rue Gambetta
93400 Saint-Ouen

01 44 09 70 44

Contactez-nous

Marjorie Dumont-Crisolago

Présidente en charge de la direction commerciale et marketing
Email : md@preventech.net

Laura Gaspard

Chargée de communication
Email : lg@preventech.net

PREVENTECH CONSULTING

23 rue Gambetta
93400 Saint-Ouen

01 44 09 70 44