CONDITIONS DE TRAVAIL - Des évolutions surveillées de très près

 

01 Mars2018

La Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) a publié fin décembre 2017 les premiers résultats de sa dernière enquête « Conditions de travail » (1) conduite en 2016. Menées depuis 1978, ces enquêtes permettent d’analyser l’évolution de la perception que les travailleurs ont de leur travail (2). Ainsi, depuis le début des années 2000, avaient notamment été mises en évidence le sentiment d’une forte augmentation de l’intensité du travail et d’une diminution des marges d’autonomie.

Premier enseignement de la version 2016 de cette enquête, qui intègre cette fois-ci des éléments liées aux RPS (risques psychosociaux) 2, le sentiment d’une exposition aux contraintes de rythme sur le travail semble se stabiliser alors que les contraintes de vigilance continuent de s’accroître. En effet, 43 % des salariés déclarent ne pas pouvoir quitter leur travail des yeux, soit plus de 4 points par rapport à la dernière enquête, qui avait eu lieu en 2013. Les résultats publiés courant décembre 2017 font également apparaître que 45 % des salariés disent devoir se dépêcher « toujours ou souvent », soit un point de moins qu’en 2013, lors de la précédente enquête sur le sujet. La stabilisation ressentie de l’intensité du travail s’accompagne d’une réduction de la charge mentale : 44 % des salariés déclarent « devoir penser à trop de choses à la fois », contre 49 % en 2013. 31 % disent travailler sous pression, contre 36 % en 2013, une baisse particulièrement importante chez les cadres.
Par ailleurs, de plus en plus de salariés sont en contact avec le public : 73 % en 2016, contre 62 % en 1998. Ce qui peut être à l’origine d’« une intensité émotionnelle » : 46 % des salariés mentionnent côtoyer des personnes en situation de détresse et 54 % disent devoir calmer des gens, des chiffres en légère hausse par rapport à 2013.
Les déclarations d’expositions aux contraintes et risques physiques se stabilisent pour toutes les catégories socioprofessionnelles, les ouvriers restant cependant les plus exposés à ces contraintes. 34 % des salariés déclarent demeurer soumis à au moins trois contraintes physiques, 18 % à un bruit intense gênant pour entendre une personne à moins de 3 mètres.
Enfin, 29 % des salariés disent être en contact avec des produits dangereux, une proportion en légère baisse par rapport à 2013. Peu de cadres sont concernés, mais cela touche 54 % des ouvriers non qualifiés, soit une hausse de 3 % pour cette catégorie. 
 
1. Elle comprend un volet « individus » et un volet « employeurs ».
2. Cette enquête triennale aborde plus spécifiquement en alternance RPS et conditions physiques du travail.
 
D. V.
Travail & Sécurité – février 2018
 
 
 
 
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