Belgique - Un projet pilote pour lutter contre le burn-out dans les banques et les hôpitaux

 

02 Juillet2018

Jusqu’à 1 000 travailleurs bénéficieront d’un accompagnement.

 
Aujourd’hui, le stress et le burn out sont responsables d’un tiers du nombre total de jours d’absence. Pour tenter de prévenir ces troubles mentaux plutôt que les guérir, la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Maggie De Block, a annoncé, lundi, le lancement d’un projet pilote, qui débutera en novembre 2018. Jusqu’à 1 000 travailleurs en burn out ou menacés de mal du siècle pourront alors bénéficier d’un trajet d’accompagnement sur mesure.
 
Développé par Fedris, l’Agence fédérale des risques professionnels, ce projet pilote fera partie d’un plan global destiné à mieux anticiper et traiter les troubles mentaux courants, qu’ils soient liés au travail ou non. Peu importe la cause, en effet, la ministre a décidé de s’attaquer à ce fléau, convaincue qu’il faut davantage mettre l’accent sur la prévention et intervenir "avant que la maladie ne s’installe pour de bon".
 
Pour qui ?
 
Quant au public visé en priorité par cette initiative, il s’agit de personnes - de 300 à 1 000 - issues des milieux hospitalier et bancaire (hors assurance). Si ces secteurs ont été privilégiés, c’est que "les travailleurs y sont soumis à une charge mentale et psychosociale forte, a justifié le ministère de la Santé, tout en précisant que "le projet s’adressera aux personnes qui multiplient de courts arrêts de travail ou sont en arrêt de travail depuis moins de 2 mois".
 
L’objectif des trajets d’accompagnement et de soins qui seront mis en place est de permettre le maintien au travail ou la reprise rapide de l’activité.
 
En pratique, ils s’étaleront sur une période maximale de 9 mois pour 17 séances maximales, lesquelles comprendront une consultation clinique et porteront par exemple sur la gestion du stress, l’hygiène de vie, le projet professionnel du travailleur. Si nécessaire, les professionnels responsables des trajets de soins utiliseront des approches psychocorporelles ou cognitivo-émotionnelle, comme la kinésithérapie et la relaxation pour accompagner le travailleur dans sa guérison.
 
Le projet pilote ayant pour objectif d’offrir au travailleur un accompagnement, les trajets seront modulables et adaptés aux besoins de chaque individu, en fonction de son vécu et du degré de gravité du burn out.
 
Pour ce qui est de l’aspect financier, il est notamment prévu de rembourser le coût des séances, ainsi que des frais de déplacement.
 
Pas une maladie professionnelle
 
"Dans ce projet pilote, le burn out est considéré comme une maladie en relation avec le travail et non comme une maladie professionnelle, insiste le ministère de la Santé. Cela signifie que le travail est un facteur parmi d’autres qui peut conduire à l’apparition de la maladie. Il est donc nécessaire d’accompagner le travailleur tout en agissant sur l’organisation où il travaille. Ce trajet ne vise donc pas une indemnisation complémentaire à l’indemnité classique d’incapacité de travail mais un accompagnement ciblé et personnalisé."
 
Au terme de deux ans, une évaluation sera faite par Fedris. A la suite de quoi le gouvernement décidera si le projet mérite d’être étendu. Si oui, un programme burn out permanent sera mis en place, comme ce sera prochainement le cas pour les maux de dos.
 
L.D.
www.lalibre.be - 07.05.2018
 
 
 
 
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